Envoyer des Nudes ? Toucher les seins ? Et le french kiss ? 

Des questions que l’on nous pose souvent, mais… pas de réponse standard : ça dépend. Ça dépend ce que l’on souhaite pour sa sexualité, de soi et de la personne avec qui on est.

Pour donner quelques pistes, on propose d’illustrer les contacts physiques avec l’autre comme une ligne.
Le point zéro, serait 0 contact physique avec l’autre et le point d’arrivée serait la relation sexuelle. Entre les deux, on aurait des choses comme se tenir la main, s’embrasser ou se toucher les parties intimes… 

Trois curseurs peuvent être placés sur cette ligne : celui de Dieu, le nôtre, et celui de la personne avec qui on est en couple.
Pour placer celui de Dieu, on trouve des réponses dans la Bible : partager la nudité (nudes…), se toucher les parties intimes (seins, fesses…) et faire l’amour sont des choses réservées pour le mariage. 

Quant à son curseur à soi, et celui de la personne avec qui on est en couple… Ceux-là dépendent de ce que l’on souhaite pour notre sexualité, et de qui on est.
C’est important de savoir ensemble ce que l’on souhaite pour notre sexualité, par exemple décider de suivre ce que Dieu nous dit, ou pas, car cela détermine dans quelle zone sera notre curseur.

Au-delà de cela, ces deux curseurs restants peuvent être différents selon les personnes, car nous sommes tous différents.
Si l’on reprend notre ligne, il faut savoir qu’elle devient de plus en plus glissante. Et qu’il y a un point de non retour, où on ne peut plus s’arrêter de “glisser”. On est créé comme ça. A un certain moment, même si dans notre tête on ne voudrait pas aller plus loin, ce sont les corps qui prennent le relais, et hop, on se retrouve à faire l’amour sans vraiment comprendre comment ça s’est enchaîné aussi vite. C’est important de le savoir et de ne pas se penser plus fort que nos hormones.
Du coup, c’est bien de connaître l’endroit où la zone devient glissante pour nous, et pour notre copain/copine pour ne pas se retrouver à faire ce qui n’était initialement pas prévu au programme. Pour certains, la zone glissante peut être quand on s’embrasse, pour d’autres quand on est allongés l’un à côté de l’autre, ou encore quand on met sa main sous le tee-shirt de l’autre, pour donner seulement quelques exemples.
Dans le cas où quelque chose est plus glissant pour l’autre que pour soi, il faut déplacer notre propre curseur, l’abaisser vers celui de l’autre.
Il est important que chacun se sente respecté dans tout ce qu’il est.
Si quelque chose nous rend inconfortable, que ça n’est pas en accord avec ce que l’on veut/qui on est, il faut le dire. On se tait parfois par peur de perdre l’autre, mais en réalité, en prenant sur soi, on ne se respecte pas et en fin de compte on s’éloigne de l’autre. A chaque fois que l’on fait cela, c’est comme si à chaque fois, une brique se posait entre l’autre et nous, et petit à petit, ces briques peuvent devenir un mur de séparation.
Donc pour répondre à cette fameuse question de “et ça, on peut ?”, il faut répondre à ces trois questions :

  • Est-ce qu’on veut suivre ce que Dieu nous dit en matière de sexualité ?
    Si oui, alors, partager la nudité, se toucher les parties intimes et faire l’amour seraient après ton curseur. 
  • Quelle est ma limite ? 
  • Quelle est la limite de la personne avec qui je suis en couple ?

Avec la réponse à ces trois questions, on obtient le curseur pour notre couple. 

Dans un autre article, on parlera de comment éviter de se retrouver dans notre zone glissante.

A.